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Comparatif

Clairvita ou votre grille de contrôle maison sous Word

Beaucoup de praticiennes prudentes ont fabriqué leur propre liste : un document Word ou un tableur, une colonne de mots à éviter, une colonne de formules de remplacement, alimentée après chaque article lu. C’est une excellente habitude, et la seule option gratuite qui laisse une trace. Elle atteint pourtant sa limite précise le jour où le nombre de textes publiés dépasse ce qu’une lecture manuelle peut couvrir sans lassitude.

Le comparatif poste par poste

CritèreClairvitala grille de contrôle maison tenue dans un document Word
Constitution de la listeTrois cent douze formulations classées en quatre familles, tenues à jour pour vousCe que vous avez lu et pensé à noter, souvent trente à cinquante entrées
Application au textePassage automatique sur toute la page, y compris tarifs, témoignages et légendesRelecture à l’œil, ou recherche manuelle mot par mot dans le document
Motif du signalementMotif et degré de risque affichés, du simple flou à la formule à retirerLe mot est dans la liste ou il n’y est pas, sans nuance de contexte
ReformulationDeux ou trois réécritures proposées, avec un score de clarté commercialeLa formule que vous aviez notée, qui ne colle pas toujours à la phrase
Spécificités du métierNeuf fiches métiers, avec les zones de prudence propres à chaque pratiqueVotre seul métier, et seulement ce que vous en avez compris
Documents de séanceQuestionnaire proportionné, consentement éclairé, fiche cadre et check list des données collectéesÀ écrire vous même, en repartant d’un modèle d’école plus ou moins adapté
Trace des correctionsJournal des versions horodaté, avec la liste des passages modifiésLes versions successives du fichier, si vous avez pensé à les dater
RégularitéRappel trimestriel avec la liste des textes non relusDépend entièrement de votre discipline, et de votre charge de rendez vous
CoûtVingt quatre euros hors taxes par mois, toutes vos pages comprisesGratuit, hors le temps de veille et de relecture manuelle

Une liste maison couvre ce que vous connaissez déjà

Le mérite de la grille maison est réel : elle vous a fait lire, comprendre et écrire vos propres règles, ce qui vaut mieux qu’une application aveugle. Sa faiblesse tient à sa méthode de constitution. Elle contient les mots dont vous vous êtes méfiée, jamais ceux auxquels vous n’avez pas pensé, et ce sont précisément ces derniers qui passent en publication. Les formules recopiées d’un support de formation ne déclenchent aucune alerte, puisqu’elles vous semblent normales depuis des années.

La liste manque aussi les basculements de contexte. Une pathologie nommée dans un témoignage, un protocole annoncé dans une grille tarifaire, une allusion à un traitement dans une légende de photo : rien de tout cela ne se repère par une recherche de mots dans un document. Ce sont pourtant des passages courts, situés en fin de page, que la lecture manuelle survole systématiquement parce qu’elle a déjà donné le meilleur de son attention aux premiers paragraphes.

Le vrai coût de la grille gratuite

La grille maison ne coûte rien en euros et beaucoup en temps de veille. Il faut suivre ce qui se dit, lire les articles, reprendre le fichier, décider si une nouvelle formule entre dans la liste, puis repasser les anciennes pages à la lumière de la nouvelle entrée. Cette dernière étape n’est presque jamais faite, faute de temps, ce qui laisse en ligne des textes conformes à la version de la grille qui avait cours il y a deux ans.

Il faut ensuite compter la relecture elle même. Passer trois cents mots à l’œil sur une liste de quarante entrées prend une vingtaine de minutes et demande une attention entière. Multipliez par le nombre de textes que vous publiez réellement dans une année, ajoutez les reprises, et le coût en heures de cabinet apparaît. Le calculateur d’arriéré de relecture chiffre ce volume avec vos propres nombres de prestations et de publications.

Ce que la grille ne produit jamais

Un document Word signale, il ne fabrique rien. Or l’essentiel de votre protection ne tient pas dans le texte publié, il tient dans les documents qui encadrent la séance : le questionnaire d’entrée proportionné, le rappel des limites de pratique, le consentement éclairé, la mention d’orientation vers un médecin, la liste des données que vous collectez réellement. Ces pièces se rédigent une fois, se déclinent par prestation, et se présentent à la cliente avant le premier rendez vous.

La seconde chose absente est la date. Une contestation se règle avec des faits datés, et un fichier Word remanié en place ne conserve pas l’état de la page au moment de la vente. Pour répondre à une cliente qui cite une phrase publiée l’an dernier, il faut pouvoir montrer quand elle a été retirée et par quoi elle a été remplacée. C’est exactement le rôle du journal des versions, et aucune discipline manuelle ne le tient sur trois ans.

Quand l’alternative reste le bon choix

Restez à votre grille maison si votre activité tient sur une page de présentation et une fiche de séance, si vous publiez deux ou trois fois par an et si vous ne vendez pas de forfait à distance. Dans ce format, une liste de trente entrées bien tenue et une relecture annuelle suffisent, et rien ne justifie une dépense mensuelle. Gardez la également si vous aimez ce travail de veille : comprendre pourquoi une formule pose problème vaut mieux que la corriger sans savoir.

Le verdict

La grille maison est le bon premier pas et le mauvais régime permanent. Elle couvre ce que vous connaissez, sur les textes que vous relisez vraiment, à la date où vous l’avez mise à jour. Dès que vous publiez plusieurs prestations, des forfaits et des publications régulières, ce sont les angles morts qui décident, pas la liste. Et elle ne produira jamais votre questionnaire, votre consentement ni votre trace datée.

Questions frequentes

Ma liste de mots à éviter est déjà longue, sert elle encore ?
Elle sert, comme mémoire de ce que vous avez compris et comme repère personnel. Le point à vérifier est sa date de dernière mise à jour et le nombre de pages que vous avez repassées depuis. Une liste enrichie mais jamais réappliquée aux anciens textes donne un faux sentiment de sécurité, car les pages les plus consultées sont souvent les plus anciennes.
Une recherche de mots dans mon document ne suffit elle pas ?
Elle attrape les verbes évidents et manque tout le reste. Une page peut ne contenir ni soigner ni guérir et rester une promesse de résultat, parce que le titre annonce une pathologie, que le témoignage raconte un arrêt de traitement et que la grille tarifaire parle de protocole. Le risque naît de l’ensemble de la page, pas de la présence d’un mot isolé.
Puis je garder ma grille et l’utiliser en complément ?
Oui, et c’est même utile. Vos entrées personnelles contiennent des formules propres à votre métier et à votre façon d’écrire, que vous continuerez de surveiller. Servez vous en comme d’une seconde passe après la relecture outillée, notamment sur les textes que vous écrivez vite, les publications de réseaux et les réponses envoyées par courriel à des demandes de renseignement.

Clairvita ou votre grille de contrôle maison sous Word

La grille maison est le bon premier pas et le mauvais régime permanent. Elle couvre ce que vous connaissez, sur les textes que vous relisez vraiment, à la date où vous l’avez mise à jour. Dès que vous publiez plusieurs prestations, des forfaits et des publications régulières, ce sont les angles morts qui décident, pas la liste. Et elle ne produira jamais votre questionnaire, votre consentement ni votre trace datée.