Ce que j’ai vu, et qui a donné Clairvita
Tout est parti d’un salon du bien être dans une salle des fêtes de l’Ouest de la France, un samedi d’automne. J’accompagnais une connaissance qui venait d’ouvrir son cabinet de sophrologie après vingt deux ans dans les ressources humaines. Sur son stand, une affiche annonçait qu’elle aidait à « venir à bout du stress chronique ». Sur le stand d’à côté, une réflexologue proposait de « rééquilibrer la thyroïde ». Aucune des deux n’avait le sentiment de faire une promesse médicale. Elles avaient repris, mot pour mot, des formules vues dans leurs supports de formation et sur les sites de leurs consœurs.
J’ai passé les mois suivants à lire des pages de vente de praticiennes bien être. Une centaine, puis deux cents, puis davantage. Le constat était toujours le même. Ces femmes écrivent bien. Elles savent raconter une séance, décrire un ressenti, rassurer. Ce qu’elles ne savent pas, c’est que trois verbes et quatre noms, employés au mauvais endroit, déplacent leur texte d’un registre commercial vers un registre sanitaire. Personne ne leur a jamais montré la différence. Leur formation leur a appris la technique, rarement la façon d’en parler sans franchir la ligne.
J’ai aussi vu l’autre versant du problème, plus discret et plus coûteux. Des praticiennes tellement inquiètes qu’elles avaient vidé leur site de toute substance. On y lisait des phrases sur l’harmonie, l’énergie et le retour à soi, et rien sur la durée d’une séance, sur ce qui s’y passe, sur ce qu’il faut apporter, sur le prix. Ces pages ne présentaient aucun risque et ne déclenchaient aucun rendez vous. La peur leur avait pris leur métier deux fois : une fois dans la crainte, une fois dans le chiffre d’affaires.
Pourquoi un logiciel plutôt qu’un guide
Il existe des guides. Les fédérations en publient, les syndicats en diffusent, certaines formations en distribuent. Ils sont utiles et personne ne les relit au moment où il faudrait, c’est à dire à onze heures du soir, quand la page est écrite et que le bouton de publication attend. Une praticienne qui travaille seule n’a ni le temps ni les moyens de faire relire chaque texte par une juriste, dont l’heure se facture autour de cent cinquante euros. Il fallait donc que la relecture se déplace là où le texte s’écrit, et qu’elle prenne quatre minutes.
Clairvita ne remplace pas un conseil juridique et ne prétend jamais le faire. Il fait quelque chose de plus modeste et de plus régulier : il applique une grille de trois cent douze formulations sensibles à votre texte, il vous dit pourquoi chaque passage pose problème, il vous propose deux ou trois réécritures orientées bénéfice d’usage, et il garde la trace de ce que vous avez corrigé et de la date à laquelle vous l’avez fait. C’est cette régularité qui protège, bien plus qu’un document lu une fois en début d’activité.
Ce que j’ai appris en écoutant des praticiennes
Trois choses reviennent dans presque tous les entretiens que j’ai menés. La première : la remarque qui déclenche l’inquiétude vient rarement d’un service de contrôle, elle vient d’une consœur, d’une cliente ou d’une formatrice, et elle n’est presque jamais argumentée. On dit à la praticienne que sa phrase est « limite », sans lui expliquer pourquoi ni quoi mettre à la place. Elle reste seule avec un doute qu’elle ne sait pas résoudre.
La deuxième : le questionnaire d’entrée est le document le plus négligé et le plus révélateur. Beaucoup demandent des antécédents médicaux détaillés dont elles ne font rien, sans mentionner de finalité, sans durée de conservation, et parfois par simple message sur un réseau social. Ce document est pourtant celui qui prouve que vous avez posé des limites, vérifié des contre indications et proposé une orientation vers un médecin quand elle s’imposait.
La troisième : personne ne conserve ses anciennes versions de pages. Quand une contestation arrive, la praticienne ne peut ni montrer ce qu’elle disait avant, ni prouver qu’elle a corrigé. Le journal des versions est né de là, et c’est la fonction dont les utilisatrices parlent le plus au bout de six mois d’abonnement.
Ma méthode et mes convictions produit
- Une alerte sans motif est inutile. Chaque signalement de Clairvita explique la famille de risque à laquelle il appartient et ce que la lectrice risque de comprendre.
- Retirer une promesse ne doit jamais affaiblir une page. Toute réécriture proposée est mesurée par un score de clarté commerciale, pour vérifier que la version prudente reste convaincante.
- Le logiciel ne juge pas votre pratique. Il ne dit pas si votre métier est légitime, il ne classe pas les disciplines, il travaille sur les mots que vous publiez.
- Aucun conseil juridique personnalisé n’est délivré. Quand une situation appelle un avis d’avocat ou une déclaration à un assureur, Clairvita le dit clairement au lieu de faire semblant.
- Les données de vos clientes ne transitent pas par le service. Clairvita produit vos questionnaires et vos consentements, il ne collecte pas les réponses que vous recevez.
- Le prix reste tenable pour une activité qui démarre. Vingt quatre euros hors taxes par mois représentent moins qu’une séance de sophrologie dans la plupart des villes françaises.
L’éditeur, MLJ
Clairvita est édité par MLJ, société par actions simplifiée à associé unique au capital de 500,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 934 769 837 depuis le 30 octobre 2024. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication. L’ensemble des textes de ce site, des grilles de vigilance et des modèles de documents est écrit et relu par mes soins, sans rédaction déléguée.
MLJ édite plusieurs logiciels de discipline documentaire destinés à des professionnelles indépendantes en France. Le principe est toujours le même : prendre une obligation que la loi impose sans l’expliquer, et la transformer en gestes courts, répétables, tenables par une personne qui travaille seule. Clairvita en est l’application au champ du bien être, celui où l’écart entre ce que l’on ressent et ce que l’on a le droit d’écrire est le plus grand.
Me lire ailleurs
Vous pouvez me suivre et me contacter sur les espaces suivants. J’y réponds moi même, et la voie la plus directe reste l’adresse jimenezjulien42@gmail.com.
Vous voulez savoir ce que dit votre page d’accueil telle qu’elle est en ligne aujourd’hui ? Envoyez moi son adresse depuis le formulaire de contact. Je vous réponds sous deux jours ouvrés avec le relevé des formulations sensibles, sans engagement.